Depuis ma fenêtre

Même si cette situation est mauvaise et  douloureuse pour tout le monde, je peux dire que je suis  chanceuse. Lorsque j’ouvre ma fenêtre, je vois la ville devant moi. Ma maison est entourée de jardins  et de la nature.

Tout a changé depuis le début de la pandémie. Si avant il était normal d’entendre la circulation, les gens qui parlent dans la rue, les enfants qui jouent, maintenant le silence inonde tout. Ce silence permet d’imaginer pendant la nuit, à quoi ressemblait la vie il y a cent ans, quand les familles étaient à la maison depuis le coucher du soleil. 

Ma fenêtre n’est pas la même. Les oiseaux qui chantent dans les arbres non plus. Même pas moi. Tout est triste. On attend «le retour à la vie», mais on sait que rien ne sera plus jamais pareil. Je veux penser que quand nous nous réveillerons de ce cauchemar, l’humanité sera plus «humaine».

Ángela Jiménez Maroto

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