2.6. Bobina de Ruhmkorff FR

Bobine de Ruhmkorff

Usage

Elle permet d’obtenir des différences de potentiel très élevées (des milliers de volts) à partir d’une source d’alimentation de courant continu.

 

Description

Il est formé par deux bobinages de fil de cuivre de différente section et longueur : Le primaire P (peu de dizaines de tours de fil de dixièmes de millimètre de diamètre) et le secondaire S (des dizaines de milliers de tours de fil de dixièmes de millimètre de diamètre) Tous les deux sont enroulés sur un noyau commun en fer doux (M) et recouverts d’une enveloppe isolante. L’ensemble se complète avec  un  trembleur  (A, K) et un condensateur (C) et il est alimenté par une batterie.

Fonctionnement

L’appareil agit comme un transformateur : Le courant électrique qui passe par le primaire crée un champ magnétique que, s’il change avec le temps, le flux magnétique à travers le secondaire, produira dans celui-ci un courant induit.
Comme le système est alimenté par courant continu, il ne fonctionne régulièrement que si le circuit du primaire s’ouvre et se referme périodiquement par l’action de l’interrupteur qui fonctionne en 4 temps:
  • Le circuit primaire se ferme en connectant la batterie B.
  • Un champ magnétique est créé, attirant la pièce métallique A.
  • Comme A soit déplacée de sa position, la baguette métallique à laquelle elle est unie ne touche plus le contact K, alors le passage de courant est interrompu et le champ magnétique disparaît.
  • Comme le champ qui l’attirait n’existe plus, A revient à sa position initiale et referme le circuit primaire.

Dans la bobine, le circuit secondaire est ouvert, par conséquent, le courant n’y circule pas sauf si la différence de potentiel est si grande que l’air entre les électrodes soit ionisé. Dans ce cas-là une étincelle se produit dont la longueur peut varier entre quelques centimètres et un mètre.

Histoire

Cet instrument a été inventé vers 1850 par Heinrich Daniel Ruhmkorff, mécanicien de précision parisien d’origine allemande.

En même temps Charles Grafton Page, aux États-Unis et Antoine Philibert Masson, en France, avaient développé des appareils similaires.